La fin de l’anticommunisme

« Communisme ennemi de la France », cette affiche récente fait référence à une formule déjà utilisée par Jacques Doriot, collaborateur notoire, fondateur et président du Parti Populaire Français, qui publia une affiche avec la même accroche en 1942. Cette affiche non signée et non identifiée marque la fin d’une époque. Nous l’avons vu, des années 20 avec le Centre de propagande des républicains nationaux, aux années 50 avec Paix et Liberté en passant par la communication de l’extrême-droite des années 70 et 80, l’anticommunisme structure fortement le discours politique. Cette affiche en revanche est en décalage avec la réalité. Robert Hue, successeur de Georges Marchais à la tête du Parti communiste en 1994, va accompagner la quasi-disparition du parti. En 1989, le mur de Berlin tombe. Soutien de la gauche plurielle derrière Lionel Jospin en 1997, Hue quitte le Parti communiste en 2009 et fonde le Mouvement unitaire progressiste qui vise à rassembler toute la gauche. En 2017, il soutient Emmanuel Macron à l’élection présidentielle ce qui n’est pas la meilleure preuve de son engagement communiste.

Cette affiche se trompe donc sur le message et sur sa représentation. 20 ans plus tard, on a oublié Robert Hue, les goulags soviétiques ont disparu et le communisme a peu d’influence sur notre destin national.

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