Les anti-jeunes

1981 – Affiche éditée par le Mouvement de la jeunesse socialiste

Les mouvements de jeunes sont utiles pour un parti. Ils ont pour vocation de recruter de jeunes militants qui sont appelés à le rester (militants). C’est également le moyen d’utiliser un ton, une approche plus décalée pour dynamiser l’image du parti. Le MJS est très fier de sa campagne sur « les casseurs de l’université », car son traitement, réalisé sur la base d’un photomontage, montre que l’on peut être socialiste et « câblé » comme François Mitterrand le dira quelques années plus tard. Giscard et Alice Saunier-Séité, alors ministre des Universités, se retrouvent ainsi caricaturés en « casseurs ». C’est le terme qu’emploie Alain Peyrefitte, alors ministre de la Justice, pour qualifier les opposants à la réforme de l’université. On notera avec intérêt les chaines qui entourent les poignets d’Alice Saunier-Séïté introduisant une note « sadomaso » qui est peu fréquente dans la communication politique.

Cette affiche vise à dénoncer un projet de réforme destiné selon le MJS à instaurer une sélection par l’argent à l’université et entend mobiliser les étudiants sur le thème porteur de l’égalité des chances. On a l’impression que les gouvernements passent, mais que le sujet reste d’actualité.

On notera l’argumentaire utilisé en « langage jeune » sur les badges : La culture dur, dur – Les facs à prolo, c’est du pipeau – Nos facs roulent pour Ceyrac (le président du Medef de l’époque) -La sélection, c’est not’ passion.

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