Vivement demain Alain

Quand Alain Juppé se présente aux élections législatives à Paris dans le XVIIIème arrondissement en 1988, il reprend le slogan des législatives de 1986 « Vivement demain ». 

Il est beau, il a 42 ans, il n’a déjà plus beaucoup de cheveux, il est normalien, énarque et il est selon Jacques Chirac, « le meilleur d’entre nous ». Il a le profil d’un futur président qu’il a longtemps rêvé d’être. Mais derrière le « gendre idéal », le fils de bonne famille bordelais, il y a un rebelle, un vrai. Lors d’une interview sur France 2, il sous-entend que son premier vote à une élection présidentielle, en 1969, a été en faveur de l’extrême gauche. « Je trouvais que le candidat officiel (Georges Pompidou, ndlr) manquait un peu de punch. Je me suis dit « je vais voter Krivine » pour manifester ma mauvaise humeur au premier tour ». 

Sur l’affiche de sa campagne, on a le cliché des années 80 : bronzé, Lacoste blanche, blouson décontracté… bref le look d’abord. D’ailleurs cela a été utile, car c’est en 1988 qu’il rencontre une journaliste de La Croix. Il est séduit, il la bombarde de lettres enflammées raconte-t-elle au magazine Vanity Fair. Elle deviendra sa femme, Isabelle Juppé.

L’affiche de campagne ne dit rien. Pas de scrutin annoncé, pas de message… Bordeaux l’attend mais il ne le sait pas encore.

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